CV artistique
• Expositions et réalisations
2010
Spectacle VISAGES DU VENT avec Thierry Hamy, peintre en performance
Création de L’ATELIER DE LA PLUME D’OR à Varages (83)
2009
Récital Bleu de sel avec Frédéric Régine, guitariste
Formation de chant auprès de Jacques Bertin
2008
Création du CD BLEU DE SEL
2007
Bleu de terre spectacle chanson – calligraphie avec Thierry Hamy
2006
Exposition ART DICO en collaboration avec Thora van Male
2005
Abécédaire illustré 28 panneaux au centre commercial Mayol de Toulon
Entrée en matière recueil poétique
2004
Exposition les mots font leur marché Galerie la Palette à Toulon
Les mots en liberté 28 panneaux au centre commercial Mayol de Toulon
Bleu de sel fresque commande de la médiathèque de la Seyne
2003
Edition du livre M comme amour, affiches de festival, Expositions de calligrammes, exposition
PIERRE(S) en collaboration avec Elian Bachini, photographe
2002
Exposition Portulans incertains, encres tracées, taches dressent une cartographie hors du temps
Installation Kanastan sur la canne de Provence au festival de l’anche de Hyères
Participation aux Sept portes de Corto Maltese, création thêatrale et musicale par la troupe du Bruit des hommes
Installation Le petit théâtre des rêves à Puget-ville dans le cadre du festi’art qui décrit un cheminement vers une libération intérieure : 10 rêves mis en scène avec des jouets d’enfants du village.
2001
2ème prix de calligraphie des rencontres internationales de Lure
Exposition Mano scripto, enluminures et calligraphies du haut moyen âge
Performance musigraphique : Sèves avec musiciens et vidéastes
Installation Mots et mondes, des mots mêlés à des voiles, des objets du voyage
2000
Exposition : Aile comme lettre, traite du mot et de l’image aujourd’hui ; croisement entre calligraphie, poésie, photographie, infographie, …
Exposition : Le geste et l’envol, photographies de l’atelier du calligraphe
1999
Inscrit à la maison des artistes
Intervenant classe APAC pour le Rectorat de Nice
1998
Formation calligraphique auprès de Frank Lalou
Exposition : Naissance de l’alphabet qui retrace l’origine des lettres occidentales
1997
Crée l’association Palimpseste en collaboration avec des artistes varois (poètes, plasticiens, photographes, infographes) afin de susciter des évènements autour de l’écriture
Pierres, livre grand format, commande de Rémy Durand
1986
Formations à la calligraphie (Scripsit, l’Arche)
CV psycho-pédagogique
1964
Naissance à Marseille
* FORMATION PSYCHOLOGIQUE
2010-2011
co-vision avec Caroline Hedrich, psychothérapeute
2004-2006
Formation à l’Institut de psychanalyse d’Arles
2000-2002
Formateur à la communication chez BP
Formation à la communication avec Jacques Salomé
1988-1998
Formateur à la régulation de conflits et à la communication non-violente avec l’IFMAN Institut de formation à la Non-Violence, communautés de l’Arche
1994-1998
Crée un groupe de formation à l’écoute et à l’empathie, avec le concours de Laurent Carle, psychologue systémicien et l’association Le groupe pluraliste pour l’éducation
1997-2010
Suit plusieurs thérapies (Gestalt, Psychanalyse jungienne, rebirth, médiation familiale, conjugale, …)
1985-1986
Service civil au Secours Catholique (Formation à l’accueil de personnes en difficulté, SDF, adolescents en rupture)
* FORMATION PÉDAGOGIQUE
2002-2010
Formateur à l’IUFM de Nice en pédagogie transversale. Equipe Collège et Lycée. Nombreuses interventions en collège et lycée. Formations individuelles, Formations de formateurs.
1995-1996
Formation régulière à la pédagogie institutionnelle avec le mouvement Freinet
1991-1992
Chargé de mission pour l’action culturelle du Rectorat de Nice
1989-2002
Participation à de nombreuses rencontres pédagogiques autour de la notion de différenciation et de travaux de groupes (formations MAFPEN, cahiers pédagogiques, GFEN)
Formations à la pédagogie non-violente avec l’IFMAN
* FORMATION LITTÉRAIRE
2010
Anime un débat littéraire à la médiathèque du Pont du Las, un débat sur la création artistique à la médiathèque de la Garde
2001
Sollicité par des IUFM ( la Seyne, Laon ) pour des formations sur la lettre et l’image
2000
Sollicité par de nombreuses écoles et bibliothèques. Formations d’enseignants au CDDP
2000-2011
participe à de nombreuses rencontres littéraires dans le Var avec la librairie Telo Martius, avec le Conseil Général du Var ainsi que dans plusieurs fêtes du livre en France
1987-2010
Professeur de lettres modernes au lycée de Romans, Collège ZEP de Dreux, de St Maximin, de Cuers, Lycée de Hyères
1995-1996
Formateur en littérature jeunesse, rattaché au CDDP de Toulon
Création d’un Espace Ressources Lectures avec Jany Trousset1981 : Bac littéraire, Mention Bien
1991-1992
Chargé de mission pour l’action culturelle du Rectorat de Nice
1986
CAPES de lettres modernes
1984
Maîtrise de littérature comparée à l’Université de Provence, mention TB
1981-1983
Lettres supérieures Lycée Cézanne, Aix-en-Provence
1981
Bac littéraire, mention Bien.
Expositions personnelles, spectacles
85 Expositions personnelles :
2011
Art dico : Centre culturel de St Raphaël, Médiathèque de Sanary, Mano scripto : Médiathèque de Hyères, Médiathèque Anne Frank Déville les rouen,
2010
Aile comme lettre : Médiathèque Anne Frank Déville les Rouen, Médiathèque Brignoles, Fête du livre de Chevreuse, Art dico cité de l’écrit Montmorillon, Pierres : BM Gréoux les bains,
2009
Art Dico : BM de Belfort, BM Déville lès Rouen, Hôtel Vogue à Dijon, Naissance de l’alphabet BM Sanary, Mano scripto : BM Manosque
2007, 2008
Mairie de Lugny, Médiathèque de Gréoux, de Manosque, de Sotteville Lès Rouen, de Quimper, Université de Clermont Ferrand, de Nancy, Rencontres bibliophiles de Dijon, Bibliothèque d’Etude de Grenoble
2006
Festival de théâtre de Tomblaine (nancy), Médiathèque de la Garde, Médiathèque du Mans, Médiathèque de Bourges, de St Ouen l’aumône
2005
Caravan café galerie d’art contemporain d’Antibes, Médiathèque d’Avoine(37), Lycée agricole de Valence, Médiathèque de Brive, Centre commercial Mayol à Toulon, Lycée professionnel Golf hôtel des templiers de Hyères, Maison des archers en Mairie de Quimperlé, Médiathèque de Mende.
2004
Fête de l’écriture du Val, Festival de l’anche à Hyères 2002, Festi’art de Puget-ville 1999/2000, village du livre du Valais, fête du livre médiéval aux Arcs 1998/1999/2003
2002/2003
Centre Agora 5 d’Eyguières, Centre culturel de St Raphaël, Forum du Casino de Hyères, Collège de Cuers, Centre hospitalier de Metz, Université de Clermont-Ferrand, Abbaye de Laon, Domaine de Trians (Néoules), Château le mas (Puget-ville), Eglise romane de Fos/mer pour le service du patrimoine, Le petit théâtre de Lausanne, galerie la Palette à Toulon, salon du livre de Mâcon; église d’Argenteuil pour le service du patrimoine, église du Parage des Arcs/Argens
2000/2001
Médiathèques de Fréjus, de Carcassonne, de Limours, de La Garde, de Lunéville, de Combs la ville, de St Quentin Fallavier, de Châlons / Saône, de Cognac, d’Alfortville, de Hyères, de la Garde. les six ESPACES départementaux du Conseil Général duVar Bibliothèque de cognac, Tour des templiers de Hyères, IUFM d’Aix en Provence, Médiathèque de Bisheim, Espace culturel de Quimperlé
1997, 1999
Mairies de Gonfaron, Le Val, Les Arcs/argens, Beausoleil, St Etienne en Vésubie
Médiathèques de Pontault Combaut, de Lorient, de Pertuis, de Port de Bouc, de Brignoles
28 Spectacles/récitals :
2010
Spectacle visages du vent : Médiathèque de la garde suivi d’un débat sur la création, Concert Bleu de sel Théâtre Italie de Toulon, mardi musique Médiathèque de la Garde
2009
Médiathèque de la Garde, Colloque Acupuncture Porquerolles, Récitals privés à Carnoules, Hyères, la Crau, Toulon
2008
Médiathèque de la Garde
2006
Fête de la musique galerie T.Hamy, Nuit de la poésie au Clos St louis la Seyne, 1er Mai musical de Puget-ville2005: médiathèque de Puget-ville, Moulin des contes à Hyères, fête de la poésie en mairie d’Ollioules, soirée poétique à la galerie Telo Martius de la Seyne, galerie de T.Hamy,
Années antérieures
séminaire du Lien social de Hyères, festival de l’anche 2001, à Carnoules, théâtre de Lausanne, Festival Son’art à Aix en Pce, Les sept portes de Corto Maltese au théâtre du rocher de La Garde, médiathèque de la Garde, Projection musicale du livre M comme amour à Toulon, librairie-galerie Telo Martius
Bibliographie :
2009
BLEU DE SEL. CD chansons poétiques. Les cahiers de l’égaré
2005
ENTREE EN MATIERE poèmes et poèmes visuels (inédit)
2003
M COMMEÂ AMOURÂ Mots-images de BVM, Edts Publi-Libris
2000
POIEN poèmes de Jean-Claude Babois, illustrations BVM, Edts du CIVD
1998
PIERRES poèmes de Vila Cisneros, calligraphismes BVM, Editions les cahiers de l’égaré
Mes idées
LA VIE, LA POÉSIE
Un jour tu as vu. Tu as vu la réalité. Pas la réalité des gens sérieux qui se disent réalistes. Non pas le réalisme qui est une idéologie ; la réalité. Il y a eu un avant et un après. Avant tu ne voyais que ta réalité, imprégnée de sentiments, d’émotions que tu projettes sur le monde et qui le déforment parfois jusqu’à le distordre, jusqu’à ce qu’il ne ressemble plus à lui-même mais à l’idée que tu t’en fais. Et puis tu es entraîné par les idées qui te poussent hors de toi même. On te pousse hors de toi même.
La poésie n’appartient pas aux poètes. Elle n’est pas cantonnée aux livres de poésie quelle qu’en soit la qualité, la poésie est à la fois dans la vie et en chacun de nous. C’est une façon d’être, une façon d’être au monde et à soi. Dans notre société pressée qui parle peu de l’être et réserve cette notion aux philosophes, le regard poétique sur le monde représente une porte de connaissance étonnante. Pour moi, la poésie est un art de vivre : Qu’est-ce que je vis dans l’instant présent ? Comment découvrir la poésie de la vie ? En étant présent au présent. C’est à dire attentif au monde qui m’entoure et à ce qui se passe en moi, en même temps ou en décalage.
La poésie est une façon de s’éveiller au sens spirituel du terme : regarder vraiment, en prenant le temps. Qu’est ce que je perçois du monde ? Quelle profondeur donnée à mes sens ? entendre plutôt qu’écouter. Ressentir avec son nez, avec sa peau, avec son palais le bien nommé. Avez-vous pensé à l’image contenue dans ce terme : le palais. Comme si un bon repas était une réception somptueuse à laquelle nous sommes conviés. Le lieu d’une vie royale et de sensations princières… Ainsi vont nos sens qui peuvent se déployer en intensité et en qualité.
En œnologie toute l’attention du buveur se concentre sur le vin et déploie à ce propos une terminologie descriptive assez précise. Être poète, c’est être un œnologue du quotidien. S’appliquer à ressentir la force de tout ce qui nous entoure, le contraire du poète étant l’homme qui ne ressent rien et qui n’a pas les mots pour le dire, du moins pour se le dire. Il suffit d’être attentif, de redoubler d’attention pour acquérir le don de double vue, de double ouïe, de double odorat, de double goût, de double sensation. Tout ceci étant invisible. Je peux vivre la vie comme un grand poème sans que personne ne le sache.
J’ai envie de vous parler de l’olivier. Je prends le temps de regarder un olivier. Je pense à son importance historique, symbole de paix,… mais l’arbre réel devant moi m’arrête. Je regarde sa couleur unique, je laisse mon regard errer à travers son feuillage luisant, glisser sur son tronc puissant, ses racines noires et peu à peu je sens quelque chose en moi. Par exemple, ces racines m’impressionnent, me font un peu peur. Elles me font penser à des tentacules, et ce trou dans le tronc à une bouche qui crierait sa douleur depuis des décennies. Après la sensation agréable, quelque chose comme un malaise. Sartre parlait d’une nausée. Et puis, sous l’effet d’un peu de vent imperceptible, les branches vont s’agiter doucement, faisant miroiter leurs éclats, bouger leurs reflets satinés, et tout d’un coup, j’ai le sentiment que l’arbre est vivant, que ces branches sont comme agitées de l’intérieur, que tous ces éclats font comme une flamme et je pense au buisson ardent. Le bruissement des feuilles entre elles fait penser à du tissu qu’on froisse, de la soie, la flamme fait un peu ce bruit. Je ressens là ce que les hommes appellent beauté, je ressens également la vie du végétal. On pourrait faire une phrase de résumé : le vent embrase l’olivier. Un poème c’est un résumé de poésie vécue.
Face à la poésie de la vie, il n’y a pas de mots. le corps nu d’une personne qu’on aime, cette présence…,quand on regarde un enfant jouer, quand on se trouve face à la mer qui s’ouvre sans limites, quand on fait face au soleil du couchant qui teinte de rouge l’espace, lorsqu’on contemple une ville d’une hauteur, la rumeur grise de Paris de la tour Eiffel, New York de l’empire state building la nuit,… les mots dans les livres sont la mémoire de ces impressions. Ils témoignent de la poésie qui est en l’homme. Mais la poésie est l’art de tailler les mots et là c’est autre chose, c’est un métier. Alors que ressentir la poésie de la vie, c’est donné à tous, comme une lente invitation à découvrir la vie, une lente initiation possible pour chacun et qu’on prend ou qu’on ne prend pas.
Mais il ne faudrait pas croire que la poésie ne se trouve que dans des situations consacrées, dans ce qui est beau ou dit comme tel, sinon nous serions condamné à vibrer pour des cartes postales, ce qui est la dérive des agences de voyage livrant du prêt à vibrer universel. Alors même que chacun vit sa propre poésie et ce qui me touche n’intéresse pas mon voisin. Et que tout cela a rapport avec ma culture, mon histoire tant personnelle que collective.
La poésie se trouve partout et là où on ne l’attend pas forcément. Lorsque j’étais enfant, j’allais avec mon grand-père qui travaillait pour la mairie de Marseille à la grande décharge publique du Prado. C’était un lieu immense plein d’ordures amoncelées sur lesquelles, on pouvait marcher, qui étaient emportées par de grands wagons lie de vin. Sur cette masse compacte et puante tournoyaient des milliers de mouettes. Je me souviens bien de la force du lieu, une grande intensité de réalité. J’ai éprouvé la même émotion devant une vieille prostituée… face à des usines désaffectées en Russie…
Car contrairement à l’opinion généralement répandue, je dis que la poésie est la réalité. Voir la réalité, c’est être poète. Être attentif à la vie en déployant tous ses sens, toute sa réceptivité, c’est honorer la vie, c’est être sensible à la puissance du vivant autant qu’à ses infinies délicatesses. C’est surtout sortir des idéologies de tout poil. La réalité que je prends le temps de recevoir échappe à toute classification. Je peux voir de la poésie dans une vitre brisée, des affiches lacérées couvrant les murs de la ville, un corps mort, une plaine brûlée… Il faut être libre dans sa tête pour pouvoir percevoir la grande bigarrure du monde. Être poète, ce n’est donc pas vivre dans les nuages. Les idéalistes sont les idéologues, les universitaires qui inventent des « grilles » de lecture du monde, les politiques qui font de la « real » politik, les économistes qui veulent faire entrer la vie de la maison dans un cadre préétabli (lutte des classes, loi du marché,…), les gens de tous horizons dont les esprits sont formatés et ne réagissent qu’en fonction d’idées reçues, se plaignent ou se mettent en colère en fonction du conformisme dans lequel ils baignent, de leur classe sociale. On peut être poète sans être jamais allé à l’école. Par certains côtés, ce serait même plus facile. La question qu’est-ce que la poésie renvoie donc à une autre question plus troublante : qu’est-ce que la réalité ? qu’est-ce que je perçois de la réalité ? Dans quelle mesure ma perception du réel m’enferme t’elle dans un univers réduit ou m’ouvre-t-elle à l’infini ?
LES VALEURS DE LA POÉSIE
En ces temps d’élections municipales (Mars 2008), je vais faire mes propositions aux différents candidats en lice. Au nom de la poésie, entendu comme une dimension humaine au même titre que la raison ou la spiritualité. Tant voir les choses autrement permet de dénouer des problèmes qui semblent parfois insolubles. Non que la poésie apporte toutes les solutions aux problèmes de notre société, mais elle peut y contribuer.
Tout d’abord, j’ai envie de parler des valeurs de la poésie dans une confusion légère entre morale et esthétique. Le silence, l’attention portée au vivant, l’écoute, la réceptivité, la sensibilité, l’attention portée à soi, à ses émotions, à ses sensations, la créativité qui se développe comme un arbre, la parole travaillée pour dire précisément, voici quelques aspects de la poésie. Il en découle une attitude, secrète, gardé à l’intime de soi et qui parfois s’exprime, s’imprime même dans la mémoire des hommes et des femmes de ce monde.
Une attitude très différente de celle cultivée par notre époque faite de bruits et de fureur, de violence et de techniques, de vitesse et de rentabilités, notre époque où l’on enlève l’âme aux choses et aux être humains pour les transformer en marchandises, les réifier. Le poète chante la vie mais parce que la vie chante en lui. Parce que la rencontre d’un arbre, d’un âne, d’une femme suscite une sensation, une émotion qu’il va entendre, qui va lui permettre d’appréhender l’élément sacré porté par cette vie. A ce compte, aucune vie n’est supérieure à une autre. Dans une époque qui parle d’égalité, je préfère proposer l’idée d’identité du vivant, le dénominateur commun, le plus petit commun multiple à toutes formes de vie : c’est la vie. Le dire semble un lieu commun. Mais le vivre. Ressentir la vie et sa diversité, son aspect polymorphe. La vie appelle l’admiration, j’admire une fourmi qui passe, je l’admire pour sa cuirasse noir olive mais aussi pour son mouvement rapide et le monde qu’elle construit. Je ne la vois pas en scientifique. Je ne l’ignore pas comme le constructeur d’autoroute, je tiens compte de la fourmi dans mon programme politique ! car le programme politique est humano-centré ; je propose qu’il soit vitalo-centré, ce qui donnerait une vision d’un plus grand angle. Un poète est naturellement écologiste, mais il ne s’agit pas de moins polluer, il s’agit de respecter le vivant. Car le vivant est sacré. C’est ce que me dit mon intuition.
Dans une époque où l’on n’a jamais autant parlé, et la parole multipliée par les ondes, les télévisions, les ordinateurs et autres radios, chaînes hifi,… du bruit dans la bouche, des mouvements dans les oreilles, dans les neurones agitées. La valeur du silence portée par la poésie, la musique.
L’univers dans lequel nous vivons ne développe qu’une partie du cerveau. Il forme des handicapés qui doivent annihiler en partie ou totalement leur dimension sensible, jusqu’aux sensations physiques. Redonner de l’importance aux émotions, au rapport sensible au monde.
Pas conservatisme mais sagesse, équilibre dans l’humain. Car la violence affichée, le tragique des infos et des œuvres vient de cette dissociation. Remettre la poésie à l’honneur, c’est réenchanter le monde, c’est retrouver l’unité à l’intérieur de l’être humain, mais aussi l’unité avec le monde. C’est la clé de plusieurs maux actuels : écologie, violences. Les violences faites aux femmes procèdent de celle faite au féminin intérieur.





